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Timothée Paris

Le sens de la marche

Masamitsu Hata, designer et co-fondateur de Timothée est né dans la province d’Hiroshima, le nom résonne d’une manière unique dans nos esprits, il en parle, comme parfois le font les japonais, de manière détachée, et explique qu’Hiroshima c’est la campagne, et que très tôt, avec en tête l’idée de faire un jour de la (haute) couture à Paris, il est parti en face – non pas à pied – vers de plus larges horizons, à Los Angeles, de l’autre coté de l’océan pacifique. Puis il rejoint l’Angleterre pour y étudier le design à l’université Ravensbourne, c’est à Londres qu’il rencontre son futur co-fondateur et ami, Pierre Rivière, alors en poste à l’Ambassade de France et chargé de promouvoir notre charmant pays auprès des sujets de Sa Majesté la Reine.
 
Parce que l’on ne marche pas toujours pieds nus et que peu d’entre nous volent réellement, la question de ce que nous chaussons – de ces objets qui avec courage, distinction, et si possible sans faillir, nous portent plus que nous les portons, mocassins, richelieus, derbies, bottines – est cruciale. Pour un designer Japonais qui passa, chez Berluti, six années à s’occuper des chaussures mais aussi de la maille aux côtés d’Alessandro Sartori, puis de Haider Ackermann ; créer une marque française de souliers ne s’envisage pas autrement qu’en faisant appel au savoir-faire spécifique français, tel qu’il est pratiqué avec excellence en Anjou, à Cholet, pour les connaisseurs. Il ne s’agit pas, pour les créateurs de Timothée, de réinventer la chaussure, mais de l’incarner, c’est le cas de le dire, dans les meilleurs cuirs et formes, en beauté actuelle et personnelle, celle qui s’est construite par je ne sais quel miracle dans l’esprit de Masamitsu Hata.
 
Et Timothée, dans tout ça ? Timothée ! Timothée ? C’est la voix, pressante, d’une femme ; mère, gouvernante, amante, que Masa entend régulièrement depuis son appartement-atelier parisien, me confie Pierre Rivière. Depuis, Timothée a pris son indépendance, il arpente les rues de Paris, de jour comme de nuit, en quête de nouvelles aventures, toujours impeccablement chaussé, même lorsqu’il part faire du bateau, à Arcachon. Timothée a mille visages et mille corps, il emprunte parfois ceux de François Alu, premier danseur du ballet de l’Opéra de Paris. .
 
V.B.

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