Ambassade Ambassade Ambassade Excellence

Blanche Abel

De feutre, de paille et sur-mesure

Blanche travaille à Paris, dans son atelier de la rue Oberkampf. Modiste depuis 12 ans – après être passée par la Maison Michel et Istanbul – elle couvre nos glorieuses têtes de paille l’été, de feutre l’hiver. Une immense culture alliée à cette curiosité qui l’amène à toujours étendre le domaine de son expertise font qu’immanquablement, le chemin de Blanche croise ceux du cinéma, des musées, et autres institutions prestigieuses. Chaque chapeau est le terrain et l’occasion de découvrir, de mettre au point une nouvelle matière, un nouveau procédé, d’enrichir son savoir-faire.

Lorsque Blanche travaille pour​ un grand hôtel de luxe parisien​ et son personnel chapeauté, il s’agit de réfléchir très finement à la spécificité de cette pratique quotidienne et quasi extrême du couvre-chef : l’objet est exposé à toutes les intempéries, soumis aux mêmes gestes répétés inlassablement. Comment imperméabiliser efficacement ce chapeau porté sous les éternelles pluies de Paris ? Et d’où vient ce point d’usure qui apparaît toujours au même endroit sur le rebord ? L’enquête révèlera qu’il s’agit du point précis que pincent les doigts du​ voiturier qui, vous salue.

Aux musées Grévin, de Paris, Montréal, Prague ou Séoul, c’est en historienne qu’elle coiffe Elisabeth II d’Angleterre, le grand Charles et le Leonardo di Caprio de Catch me if you can. Blanche ​et​ ses collaboratrices ont également réalisé les melons de Charlie Chaplin, et cerise sur le gâteau, la casquette de Jackie Koogan, alias the Kid, pour le musée Chaplin’s world, installé dans l’ancienne maison de l’acteur, près de Vevey, en Suisse.

Et nos chères têtes nues ? Blanche, dont la grand-mère était accessoiriste chez Yves Saint Laurent, commença par le chapeau de cérémonie, objet chargé – dans le cas d’un mariage – d’incarner la perfection du moment et la promesse d’un futur tout aussi merveilleux. ​A​ présent, elle produit quatre collections par an, mêlant classiques réinterprétés et créations, et collabore régulièrement et tout naturellement avec les grands, les novateurs. La maison Saldarini, dernièrement, sise sur les rives du lac de Côme, créatrice du flocon de cachemire et des manteaux qu’elle en fait, sublime et écologique remplaçant du duvet, fut-il d’eider. Les tous beaux chapeaux issus de cette collaboration sont doublés de ces doux flocons, bonne nouvelle pour nos têtes, celles des oies, et des canards.

Et au cas où votre passion pour ces objets que l’on pose sur sa tête serait insatiable, Blanche donne des cours de chapeau.
V.B.

ProduIts Blanche Abel