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Arz Adam Ruiz

Lumineux origamis d’acier

Il est un garçon nommé Adam. Il a moins de trente ans, bien formé à la dinanderie, cet art que l’on pratique le plus souvent à coups de marteau sur une feuille de métal. La technique atteignit des sommets et prit son nom à Dinan, en Belgique, au XIe siècle puis rayonna dans le monde entier. C’était l’avènement d’un nouveau type d’objet : en métal et léger.
Entre ses mains puissantes plie l’acier, à sa fantaisie joyeuse naissent les luminaires, tout à la fois Vulcain et Prométhée. Le minutieux travail d’Adam Ruiz évoque cependant les pratiques extrême-orientales de l’origami. De cet art, il adopte la manière d’aborder la feuille de métal, de la plier pour construire l’objet par sa structure, d’une seule pièce, mais également cette tradition d’évoquer discrètement, sur un mode minimal mais exempt d’austérité, les mondes vivants, animaux et végétaux.
L’Églantine nous illumine, elle se présente à nos yeux sous diverses couleurs : bleue, vert sombre, rouille, et son intérieur se dore parfois à la feuille. Le pélicanesque Marcus éclaire notre table de travail, tandis que la jolie Cocotte veille au chevet de l’enfant – que nous redevenons parfois, au coucher.

Ceux et celles d’entre-nous qui font plus que s’intéresser à la question lumineuse se souviennent de la Cocotte de Serge Mouille – Adam est passé par l’atelier qu’il fonda en 1953 à l’école nationale des arts appliqués et des métiers d’Arts (ENSAAMA). Mais la filiation avec ce maître français du travail du métal ne s’arrête pas là, puisque les créations ARZ (Adam RuiZ) furent récemment sélectionnées pour l’exposition Lumières et rémanences, en hommage au travail de Serge Mouille et aux échos, rémanences, donc, qui scintillent au long de l’histoire du design jusqu’à nos jours.

V.B.

ProduIts Arz Adam Ruiz